Chapitre Un.
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... : Mademoiselle...Nous n'allons pas tarder à arriver.
J'ouvris les yeux encore lourds de sommeil sur une hôtesse qui affichait un sourire professionnel. Très jolie d'ailleurs. Elle va et vient dans l'avion, légère, insouciante et souriante.
Je me redresse sur mon siège et souris à mon voisin. Un homme d'affaire d'une trentaine d'année, bel homme. Il me rend mon sourire. Je détourne le visage mais je sens qu'il me dévisage. Pas très Gentleman même on pourrait dire que cela est indécent ! Mais franchement je m'en contre fiche ! Je le laisse faire.
Mon regard se tourne vers le paysage. J'approche mon visage du hublot, laissant des traces de buées. Le ciel est d'un bleu parfait parsemé de nuages et nous on passe à travers cette petite mer de nuage.
On commence à les quitter pour pouvoir bientôt atterrir.
J'inspire un bon coup. Je sentis un étrange fourmillement dans les jambes. Je suis enfin de retour. De retour chez moi après 2 ans d'absence...
Je range mon I-pod dans mon sac à main. La voix d'une hôtesse dans l'interphone nous indique qu'il faut garder notre calme et blablabla et que l'avion est en train d'atterrir.
Je passe nerveusement la main dans mes cheveux pour les ramener en queue de cheval mas tout compte fait je les laisse détachés. Ebouriffés. L'homme rigole de mon indécision et en plus il continu de me regarder. Je me retourne d'un coup, plantant mes yeux dans les siens. Il les détourne. J'ai gagné.
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Les passagers se levèrent dès l'arrêt de l'avion.
L'homme : Heureux d'avoir fait votre charmante connaissance mademoiselle !
J'en reste sur le cul. C'est du foutage de gueule là ?
Je me prends quelques minutes avant de me lever de mon siège. Prenant mon sac à main je sortis. Les hôtesses nous souriaient et nous souhaitaient une agréable semaine. Je passe devant plusieurs vigiles qui eux aussi me suivaient du regard. Alors que je dépassais les bornes de sécurité, elles se mirent à sonner. Interloqué les vigiles vinrent à ma rencontre.
Vigile 1 : Nous allons devoir vous fouiller.
Mwa : Et bien s'il le faut vraiment...
Vigile 1 : Vous devinez les règles.
Mwa : Oui, Oui !
Je regarde d'un mauvais ½il son collègue s'approcher de moi pour me fouiller.
Vigile 1 : Votre sac s'il vous plaît.
Je le lui tends, il le vide : Agenda, portefeuille, clés de voiture, trousse de maquillage...Un sac de jeune femme complètement banal. Il me rend mon sac tandis que l'autre me fouillait. Oh mais aller ! Prend ton temps ! C'est gratuit ! Tripote bien !
Vigile 2 : Hmmm...C'est bon, vous pouvez passer.
Je lui envoie un sourire pressé mais quelqu'un là-haut doit vraiment vouloir car la borne se remit à sonner. Et voilà que les 2 agents revinrent à la charge.
Mwa : Je ne sais vraiment pas pourquoi.
Vigile : Vos piercings...C'est sans doute la cause. Généralement elles n'apprécient pas vraiment.
Il tapota une borne en souriant dévoilant des dents jaunis par les cigarettes bon marché.
Mwa : Encore merci et au revoir.
Je file illico récupérer mes bagages. J'essayais de les prendre en mains mes 4 valises mais cela resté tout de même difficile.
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J'enfile mes lunettes de soleil et je regarde tout autour de moi. L'aéroport est bondé. Des hommes en costard-cravate valise d'affaire en main, des familles qui se retrouvent après plusieurs mois de séparation, des rires, des pleurs, des embrassades, de la joie.
Franchement, je m'attendais à quoi ? C'était évident, je n'ai prévenu que mes parents de mon retour. Et puis même, je suis partie sans vraiment donner de mes nouvelles. Quelques coups de fil par ci, des mails par là. C'est tout rien de plus.
Je sentis ma poche vibrer. Sûrement un message. J'essaye tant bien que mal d'extirper mon téléphone de là tout en gardant mes valises en main. Numéro caché...
« Regarde un peu vers ta gauche... »
Je fais donc ce qui était indiqué et là, devant moi, se tenait, tout sourire, les cheveux un peu plus court qu'à mon départ, le sourire aux lèvres et des lunettes de soleil l'aidant à garder un certain anonymat.
Mwa : Georg !!!!
Je lâche tout ce que j'avais en main pour lui sauter dans les bras. Il me souleva et me fit tournoyer puis tous deux pris d'un fou rire me reposa.
Mwa : Mais ! Comment ?
Georg : Ta mère m'a dit que tu revenais aujourd'hui
Mon regard s'assombri un peu.
Georg : Et comme tu n'avais gardé contact qu'avec moi, elle a crut bien faire.
Je me mis un peu à paniquer mais, il me serra fort contre lui, sa voix grave m'apaiser.
Georg : Rien que moi, il n'y a que moi au courant.
Il desserre son étreinte, s'empara de deux de mes valises puis passa son bras autour de mes épaules. Je pris celles qui restaient et avant de passer son bras derrière son dos, je me mis sur la pointe des pieds et lui fis un bisou sur la joue.
Mwa : Merci....
Ce n'était qu'un murmure mais je n'avais pas besoin d'hausser la voix pour le lui faire comprendre. On avança dans un silence paisible et agréable. Pour le moment nous n'avions pas besoin de parler. Un homme nous tenait la porte pour que l'on puisse sortir, en guise de merci, Georg lui fit un signe de tête.
Homme : Oh mais je pense que l'on se connaît !
Je tourne le regard dans sa direction, et le regarde de bas en haut, bien à l'abri sous mes verres noirs. Encore lui ! Il me suit à la trace ou quoi ?
Mwa : Il me semble bien que oui...
Georg n' comprend rien, je lui explique que cet homme était mon voisin de voyage et que c'était pour ça qu'il disait qu'il me connaissait.
Mwa : Veuillez nous excusez mais nous sommes pressés.
Homme : Je vous comprends...
Il s'avança et se pencha pour me glisser dans la poche arrière de mon jean son numéro. On s'éloigne pour aller dans le parking. Georg lâche tout et sort de sa poche ses clés de voiture. Une Audi A4. Il charge le coffre et avant qu'on monte à l'intérieur je me place devant lui
Mwa : Je peux la conduire ?
Il me sourit et me lance les clés. Je passe du côté conducteur et monte dans la voiture. Avant que j'aie le temps de mettre le contact, Georg me stoppa.
Georg : T'sais Tu as beau être parti 2 ans, tu as beau avoir teint tes cheveux, tu as beau avoir changé ton apparence sache que toi, tu n'as pas changé et quoique fasses tu es quelqu'un de bien.
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Je démarre. L'Audi A4 part sur les chapeaux de roue, elle se rebelle légèrement. Un gars me bloque le passage. Je rétrograde puis j'accélère. La voiture bondit sur la droite pour le dépasser. J'observe Georg du coin de l'½il, il n'est nullement dérangé. Je me rabats sur la gauche et ralentit un peu. L'Audi A4, souple, se soulève et retombe à chaque petit cassis.
Mwa : Le groupe ça marche bien ?
Question stupide étant donné que via les forums et internet je suivais tout ce qu'il se passait, leurs projets, leur actualité. Mais je ne voulais pas le lui dire ça.
Georg : Génial ! On a le vent en poupe ! Le groupe marche plus que mieux. On a des fans géniaux ! On veut s'attaquer au marché anglophone. On a sortit un album en anglais.
Ca aussi je le savais. D'ailleurs j'ai dût télécharger quelques unes de leurs chansons en anglais.
Georg : Bill voulait absolument percer au plus vite aux States. Il voulait faire des promos là-bas car il voulait pouvoir te voir plus facilement...
Je ne lui répondis que par le silence, un silence honteux et gêné.
Mwa : Et comment va tout le petit monde ?
Je sens qu'il cherche ses mots, il prend le temps de peser ses paroles de peur de me busquer.
Georg : Ça va, ça va.
Je pense la tête d'un côté puis de l'autre, j'allume la radio. On tombe sur les « RED HOT' -Snow ». Je tape le rythme avec ma main sur le volant.
Mwa : Et...Et c'est tout ce que tu as à me dire ?
Je ne veux pas lui dire à quoi je pense exactement même si, il a dût deviner.
Georg : On revenait souvent chez toi. Au lieu d'aller à l'hôtel tes parents nous hébergeaient. On revoyait souvent les autres.
J'hochais simplement la tête sur ce qu'il me disait.
Georg : Tom est toujours avec Louise. Entre eux c'est l'amour fou. Julie avec Jérôme, Gustav, lui je pense qu'il en pince pour Julie. Laura, elle, est avec un entraineur du club d'équitation, Axel je crois...Et moi...Je cherche toujours l'âme s½ur.
J'étais contente pour Louise, Laura et Julie. Elles étaient heureuses. Mais Lui ? Avait-il était avec une autre ? Etait-il en se moment avec une autre, parlait-il de moi ? Pensait-il à moi ? Je n'osais pas en parler à Georg. Je me concentre sur la route. La musique masque notre long silence. Il baisse un peu le son et posa une main sur ma cuisse.
Georg : Il t'aime. Il ne pense qu'a toi. On lui a fait rencontrer d'autres filles mais il disait toujours qu'elles ne te valaient pas. Il n'a pas une seule fois touché une fille.
Mes larmes sont prêtes à couler mais je les repousse au plus profond de moi. Il ne fallait pas que je me mette à pleurer. Une seule larme coula, Georg l'essuya tendrement.
Georg : Hey, maintenant c'est finit, tu es là.
J'acquiesce de la tête et lui fit un petit sourire autant pour le rassurer que pour me rassurer moi. On entre dans Hellemmes. Rien n'avais vraiment changé, les parcs n'avaient pas changé, les maisons non plus. Toujours des jeunes qui jouaient dehors. J'étais contente de ça.
Mwa : Tu sais...Bill et moi...On a jamais fais l'amour.
Il me regarde compatissant et se mit à faire des petits cercles sur ma cuisse comme pour m'encourager.
Mwa : Là-bas, aux Etats-Unis, à part quelques baisers volés lorsque j'avais bu, aucun homme n'a put me toucher.
On était arrivé devant chez moi. Il m'embrassa les cheveux et sortit pour se faire accueillir par mes parents. Je sortis à mon tour. Ma mère me serra fort, très fort. Je me laissai faire. Elle m'embrassa puis me dit que j'étais devenu encore plus magnifique et que cette coupe m'allait à merveille.
Layla : Oh mon bébé ! Te voilà enfin !!! Alors ! Raconte !
Mwa : Pas maintenant. Plus tard . Je vais déposer mes affaires, prendre une douche et me changer.
On entra tous dans la maison. Marrakech accourut vers moi et se frotta contre mes jambes en ronronnant. Je le pris dans mes bras et suivit de Georg et de Yohann qui portaient mes valises nous montèrent dans mes chambre.
Yohann : Voilà...Prends ton temps.
Il me prit aussi dans ses bras et m'embrassa la joue.
Georg : Allez ! Je te laisse t'installer ! On t'attend en bas !
Il prit le chemin inverse et descendit les escaliers pour surement aller boire un petit quelque chose en compagnie de mes parents.
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Alors me voilà enfin de retour...De retour dans ma chambre, chez moi. Je souris à cette idée. Je posai Marrakech qui trottina jusqu'à on appui de fenêtre pour s'y installer confortablement.
Je me déshabille dans ma chambre et ouvris la porte de ma salle de bain pour entrer dans la cabine de douche. Je pris une douche éclair, me savonne et me lave les cheveux pour en sortit toute fraîche. Je me sèche rapidement. J'enfile un jean large et taille basse avec un débardeur noir. Je me maquille très légèrement et laissa mes cheveux à l'air libre. Je m'allonge dans mon lit, songeuse. J'entends des voix qui proviennent d'en bas. Des pas se firent entendre dans les escaliers. Ils venaient vers moi. Sans prendre le temps de demander la permission, la porte s'ouvrit. Je me redresse rapidement. Tout juste devant moi, sans aucun sourire mais les yeux remplit de joie et d'étoiles. Tom. Dans ma chambre.
Tom : Bienvenue.
Je me lève et je m'approche doucement de lui. Il m'ouvre ses bras et m'invite à venir m'y jeter. C'est ce que je fais. Je me jette à son cou. Je suis de nouveau serrée dans les bras de quelqu'un mais pas de n'importe qui. Dans les bras de Tom. Je m'agrippe à lui et je lui souris. On reste longtemps comme ça. Il fait des mouvements de balanciers comme pour me bercer.
Tom : Mais merde ! Qu'est-ce que tu nous as manqué !
C'est à se moment là que je laisse couler toutes les larmes que j'avais retenu. Et elles coulent sans retenu le long de mes joues. Je souriais et en même temps je pleurais. J'étais chez moi, on me souhaitait la bienvenue et mes larmes continuaient encore de couler.